Adultes relais

 
 

La médiation sociale est aujourd’hui largement reconnue comme un mode efficace de résolution des tensions et de mise en relation entre les populations des quartiers et les institutions. Depuis l’apparition des premières actions de médiation de « femmes-relais » à la fin des années 1980 à Amiens, Grenoble, Montfermeil ou Marseille, les fonctions qui se revendiquent de la médiation sociale se sont beaucoup développées, avec un soutien important de l’État, via notamment le dispositif adultes-relais (4 200 postes sont financés par l’Acsé dans le cadre de ce dispositif).

Initié par le Comité interministériel des villes du 14 décembre 1999, le programme adultes-relais permet de confier des missions de médiation sociale et culturelle à des résidents des quartiers prioritaires de la politique de la ville, âgés d’au moins 30 ans, précédemment sans emploi ou en contrat aidé. L’objectif est de développer le lien social dans les territoires en difficultés, de valoriser le rôle des adultes et la fonction parentale, et de contribuer à l’insertion des personnes recrutées.

Depuis sa création en 2000, le dispositif adultes relais repose sur la mise en place de médiateurs sociaux dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville en s’appuyant sur une aide financière conséquente  de l’Etat via l’ACSE.

Pour être adulte relais, le candidat doit remplir trois conditions : avoir au moins 30 ans, habité en quartier prioritaire de la politique de la ville, être demandeur d’emploi ou déjà en contrat aidé.

Le département du Gard dispose d’un contingent de 60 postes, les domaines d’intervention prioritaire des adultes relais étant :

-   prévention et médiation dans les espaces publics et privés
-   prévention et médiation dans les transports
-   médiation dans le champ scolaire
-   médiation pour l’accès aux droits et aux soins
-   médiation liée au lien social et à la vie de quartier  

Les employeurs sont essentiellement  des associations et des collectivités locales qui déposent un projet de médiation dans les thématiques prioritaires, projet qui s’il est retenu, donnera lieu à l’attribution d’un poste pour le mettre en œuvre.

A cet effet une convention est signée entre l’employeur et l’Etat d’une durée de trois ans et susceptible d’être renouvelée.

L’adulte relais bénéficie d’un contrat de travail de droit commun et d’un suivi formation, ce dispositif devant être un tremplin pour une insertion professionnelle pérenne.