Cérémonie de la Sainte-Géneviève à l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Nîmes

 
 
Cérémonie de la Sainte-Géneviève à l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Nîmes

Jeudi 28 novembre 2019, Thierry Dousset, directeur de cabinet du préfet du Gard, a participé à la cérémonie de la Sainte-Geneviève, patronne des gendarmes, présidée par le colonel Laurent Haas, commandant le groupement de gendarmerie départementale du Gard.

En présence des autorités civiles et militaires du département ainsi que de nombreux personnels administratifs et militaires du groupement de gendarmerie, le Colonel Laurent Haas a rappelé dans son discours de nombreux éléments d’activités du groupement qui est présent sur tous les fronts, tout au long de l’année pour assurer la sécurité des gardois.

-

DSC_0107

Reste une question en suspens : pourquoi la gendarmerie fête-elle Sainte-Geneviève le 26 novembre et non le 3 janvier, date attribuée à la sainte par le calendrier ?

En réalité, le 26 novembre marque l’anniversaire de l’un des quelque 60 miracles prêtés à la sainte. En 1130, la maladie dite « des Ardents », provoquée par l’ergot de seigle, tue 14 000 personnes à Paris. Pour mettre un terme à cette épidémie, l’évêque fait présenter la châsse de Sainte-Geneviève à 103 malades, qui l’effleurent. Tous sont immédiatement guéris, à l’exception de trois d’entre eux, restés sceptiques.
Actuellement la châsse contenant les reliques de la Sainte est conservée à l’église Saint-Etienne-du-Mont, située à côté du Panthéon, à Paris.

DSC_0103

Un peu d’histoire

Qui est sainte Geneviève ?
C’est un décret du 18 mai 1962 du pape Jean XXIII désigne sainte Geneviève comme patronne de la Gendarmerie : « Femme forte, paisible et de grande autorité, elle a su rétablir l’ordre et la paix dans la cité, Geneviève reste un repère et un exemple pour tous les gendarmes dans leur labeur, en même temps qu’elle intercède pour eux« .
Née en 420 (ou 423, un doute demeure…) dans une famille de notables et baptisée à Nanterre, Geneviève rejoint l’île de la Cité en 440. Elle consacre l’abondant héritage laissé par ses parents à aider des nécessiteux de la capitale.
En 451, alors que Paris est menacé par les Huns, commandés par Attila, « le Fléau de Dieu », Geneviève réalise l’un de ses miracles les plus spectaculaires. Les Parisiens, paniqués, commencent à s’agglutiner sur le port. Elle s’oppose à leur départ et les exhorte à prier Dieu. Menacée physiquement, elle s’enferme dans un baptistaire avec d’autres femmes et prie avec ferveur. Le miracle a finalement lieu : la ville échappe aux raids meurtriers des Huns.
Trente ans plus tard, alors que les Francs de Clovis bloquent la ville, Geneviève organise à ses frais le ravitaillement de Paris depuis ses terres d’Arcis-sur-Aube et obtient, à force de discussion, de persuasion et de diplomatie, la conversion du célèbre roi franc ! En signe de reconnaissance, le nouveau roi chrétien désigne Geneviève comme protectrice du royaume franc.
Décédée le 3 janvier 502 (ou 512), Sainte-Geneviève est inhumée à Paris